28 décembre 2008
UTOPIQUE
Utopique,tu planes sur ton tropique du cancer.
Tu as l 'âme rêveuse,dans ton dédale labyrinthique
au minautore aquatique.
Tu vagabondes en terre de sirènes antiques,
sur un océan d ' ivresse cabalistique.
Tu as l ' idéal en forme littéraire acoustique.
Utopique ,tu plonges tes racines
dans les trésors celtiques de ta conscience.
Tu as l ' âme songeuse des terres mystiques,
du règne tribal de Quetzalcoatl.
Tu vagabondes sur les sommets bouddhiques
aux horizons perdus d'un Hilton retrouvé.
Tu as l ' idéal en cavale, d 'une hiérophante
aux rêves iniatiques modernisés.
Tu traces la voie des balbutiements futurs,
en hiéroglyphes balisés,sur la terre des fustigés.
Je suis l ' utopique pensée et je dessine
avec les mots,la toile du firmament.
Texte de Luce Brera © 2007
17 novembre 2008
LA JEANNE
Un Frère d' arme cela ne s'oublie pas..Les Citadelles,les geôles.les feux de camps, les cliquetis,les froissements de ferrailles,les cris de railliements, les HuES VA,
la BANNIERE au vent,le sang, les larmes,la terre souillée,le peuple affamé,les maladies pustulantes,les âmes errantes perdues en haillon.le gosse qui cherche sa mère décapitée,la garde dépravée à chercher jupon,le froid qui gèle la peau,le soleil qui brûles les blessures,les doutes,les angoisses de n'être pas entendue,de ne pas avoir servi le bon Maître,implorer ses anges,convaincre les enfants du ROI,se tailler vêture d'homme,jalousée des femmes,bannie de la cour comme mécréante et Sorcière, torturée,ferrée,violée,battue,tondue,écartelée.
A LA QUESTION ne répond RIEN. NE peut RENIER mon ROI..
Je n'ai qu'un seul DIEU..et Michel mon ANGE......
© Texte de Luce Brera du 17 janvier 2007 à Yves ©

Jeanne d'Arc à Orléans
de Luce Brera/ Dessin Encre de Chine /fragment/1978 /
© 2007
07 août 2008
PéTALES FANéS
PéTALES FANéS
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La Danse du sabre peut commencer..
IL va jaillir de son foureau de noblesse
Et entamer tout le rituel qui chasse
Le trop plein d 'ivresse étalées
Comme pétales fanés sur un linceuil d'oubli.
IL tranche l 'air, siffle sa fougue,éclair fulgurant
Jamais ne ment, il trace les courbes
D 'un mandala Sacré, au firmament de sa Conscience.
Sans le savoir la flamme de ses espoirs
Est vascillante,ses certitudes tremblantes
Car tant qu 'un serpent distille son venin
Au détriments d 'un pacte annoncé
Le Tabernacle des Oracles se tait.
Le Entités se sont retirées pieusement
Mettant un voile de Lumière sur l'ombre
De quelques égarements butineurs
Par trop visibles et sans vergogne
Vif est le tranchant,clair et transparant
Il marque sa signature dans l'espace
Il demande de l ' équité , car au nom du plaisir
L'on doit veiller à chaque détails .
Ne pas blesser ce que l'on érige au sommet..
L' inconstance n'a pas de mise
Se vautrer sans cesse dans l 'inconscience
Des actes légers qui blessent pour rien.
Copyright. Texte du 12 Janvier 2007.Luce Brera © 2008
13.01.07 @ 00:56 ·
Commentaire de: xella [Membre]
Et bien!
que de vérités érigées
à la pointe de l'épée...
Il s'agit d'aiguiser sa lame
comme on purifie son âme
car Y lancer sa flamme
sans connaître son feu
c'est risquer les larmes
amères des adieux
Offenser sa dame
en y blessant ses creux
c'est courrir au drame
en s'éloignant des cieux.
Alors qu'offrande
au Calice
est source de délice,
offense à la matrice
n'engendre que supplice.
"Soyons indulgentes!" me direz-vous
certes, certes
Accueillons!, accueillons!
mais pas n'importe quel écueil!
Au risque de s'en faire un cercueil.
Enseignons! enseignons!
A nos chers compagnons
les règles du jeu
de l'épée et de son fourreau.
Apprenons! Apprenons!
Ensemble de nos voeux
les chemins qui nous mènent
et sèment...
comme s'aiment les amoureux.
un peu pompeux peut-être?
ben, peut pas pomper qui veut!
" Sauve qui peut!" peut être
s'avère être l'ultime salut.
Salut!
04 novembre 2007
FRESQUE ANTéRIEURE
L'artiste en silence ,contemple cette fresque qui envahit désormais cet espace religieux.Cette sensation étrange d'avoir accompli ce pourquoi ,il était destiné.Et pourtant il se sent totalement vidé.Comme c'était exaltant lorsque la paroi de cette basilique,ne lui offrait que de douces promesses , l'acceptation de recevoir toute sa fougue et son talent.
Que fut intense ce premier dialogue entre la virginité du mur et l'intention de l'oeuvre progetée.Et pendant que les chevaliers partaient en croisade ,en Terre Sainte,et que le peuple s'agitait à soigner ses plaies,lui rassemblait comme une petite fourmi,les ingrédients de cette fresque en devenir.

Les pigments s'étalaient en symphonie d'ocres.Il broyait ces poudres avec des gestes de dentelière,il préparait les huiles comme un amoureux rêve des préliminaires,il maniait les enduits comme on croise l'épée,et finalement quand tout fut prêt,il mit tout son être au service de l'oeuvre.
Une fusion totale entre lui et le mur maintenant conquis.Une passion exclusive qui le posséderait jusqu'à la touche ultime.Finalement sa vie ressemblait étrangement au franciscain qui l'aidait en sa tâche.Les anges ,les apôtres ,les citadelles et les paysages du fond,tout ce monde n'avait que d'autre soucis que d'honorer le personnage central ,qui invitait de sa Vérité enflammée à Le Suivre.
Tout ce vide qui résonne maintenant,Il n'est plus.Il est lui-même la fresque désormais. Il s'est consumé.Les chevaliers sont revenus anéantis de leur croisade,la messe va pouvoir être célébrée.
Le peuple enfin va pouvoir communier.Mais l'artiste s'est retiré ,cela ne lui appartient plus.Devant lui,il y a maintenant une femme qui lui sourit....
Texte de Luce Brera © 2007
Illustrations / Fresques de GIOTTO / Basilique St-François d ' ASSISE
03 novembre 2007
LA FEMME CATHARE
Les destriers cavalent clamant tout haut ,la noire Inquisition
qui pourfendant l'ennemi hérétique et damné de la pensée,
s'en prennent désormais à la Citadelle de Montségur....


La Femme Cathare a revêtu la bure pour leur échapper,
elle déambule comme un dominicain,pour tromper la
sombre vigilance des armées de Montfort.
Mais un jour funeste,la bure ne résista pas à l 'épée sanguinaire,
la vaillante rusée s'écroula tout en défiant de son regard
d'épervier blessé,le maudit Baron ennemi des albigeois.
Simon de Montfort venait de capturer sa proie bien que surpris
par la témérité et l'ardeur de la jouvencelle,il n'en fut pas moins
barbare.La seule grâce qui lui fut accordée,c'est de connaître
avant la cellule,l 'eau et le pain sec,l ' honneur
d' être dépucelée par son nouveau Maître à penser...
La Femme Cathare, oubliée de tous se laissa alors mourir
de faim dans sa cellule et garda sa dignité intacte........
La Citadelle de Montségur venait de perdre sa bannière.
C'était en 1244.
Texte de Luce Brera Copyright © 2007






















